Vers une collaboration internationale des universités... Le cas brésilien

, par  Mouvement Associatif des Petits Débrouillards

Trois piliers constituent l’université publique au brésil : L’enseignement, la recherche et... l’extension.
Extension de quoi, de qui, pour quoi ?
L’ouverture de l’université vers le peuple est vécue au Brésil comme une évidence depuis les années 30.
Inspirée des universités populaires en France et des courants américains autour du lien industrie/travailleurs, elle a su généraliser cette ouverture et s’inscrire pleinement dans la société.
Le principe de l’extension pourrait se résumer de la manière suivante : Les étudiants sont confrontés, tout au long de leur cursus universitaire (arts, humanités, sciences et techniques, santé...) à des besoins sociaux, économiques, écologiques exprimés par des communautés données. De différents ordres, les projets identifiés par l’université ou proposés par les citoyens, constituent un terrain d’expérimentation pilote pour les étudiants.
L’étudiant oscille donc entre diffusion des savoirs acquis, services pratiques rendus et échanges de connaissances (Un aller retour entre savoirs académiques et savoirs populaires).
Une participation au projet de la cité qui conjuguent savoir, savoir faire mais aussi savoir être. Ainsi le rôle de l’étudiant va bien au delà de la transmission, et impose un engagement éthique vis à vis de la communauté avec laquelle il va interagir, en terme d’adaptation à leur temporalité, de capacité à dialoguer avec les acteurs concernés, de restitution des résultats au bénéfice du collectif...

Même si le système de l’université publique au Brésil, a encore de nombreux défis à relever dans les années qui viennent notamment en terme d’accessibilité pour les étudiants, il constitue à bien des égards un modèle extrêmement dynamique et pertinent qui lie université et mouvements citoyens.

http://unesdoc.unesco.org/images/0012/001247/124706f.pdf

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