Commission Genre d’ATTAC France

, par  Attac

En introduction au FSM : un millier de femmes de tous les continents se sont retrouvées pour l’Assemblée des femmes ; dans un amphithéâtre plein « à craquer » les femmes assises, debout, brandissant drapeaux et banderoles ont donné un coup d’envoi éclatant au FSM. Les mots d’ordre de solidarité traversaient la salle. Au fond, les banderoles de la Marche Mondiale des Femmes s’agitaient au côté de celles des palestiniennes dans une ambiance survoltée et l’émotion était palpable.

Deux chanteuses berbères ont ouvert l’Assemblée par des chants traditionnels d’une grande beauté ; en dénonçant l’oppression masculine et celle de l’Etat, elles appellent au regroupement et à la solidarité. La présidente de l’Association Tunisienne des Femmes Démocrates souligne la grande mobilisation des femmes tunisiennes pour la défense de tous leurs droits. En particulier, le projet de Constitution ne leur convient pas et c’est sous une véritable ovation qu’elle conclut que « ce sont les femmes qui empêcheront la contre révolution ».

Une activiste tunisienne, qui a été emprisonnée pendant 4 mois après la révolution, s’inquiète et s’interroge sur les causes de ce retour en arrière ; alors qu’aucune de leurs revendications n’ont été intégrées dans la Constitution (reprenant les droits sociaux), elle demande « de ne jamais oublier que ce sont les ouvriers et les femmes d’ouvriers du bassin minier de Gafsa qui ont démarré la Révolution 2 ans avant. »
Une Sénégalaise raconte sa 1ère expérience de discrimination où on ne lui laisse pas accéder à l’avant du bus réservé aux hommes. Au-delà de l’autonomie financière « les femmes, doivent avoir accès à l’éducation et à la création d’entreprise ». L’héritage de l’esclavage et du colonialisme est toujours présent, mais elle positive et dit qu’il ne faut pas rester dans les souvenirs.

En Pologne, récemment a eu lieu une transformation économique et politique profonde : dans les années 90, les politiques du FMI et de la Banque mondiale ont stoppé les politiques d’ouverture aux droits sociaux. Toute l’économie sociale repose sur les femmes : l’absence de crèche et d’école maternelle, ajouté au chômage cantonnent les femmes à la maison, où elles élèvent et éduquent leurs enfants.

Une paysanne brésilienne rappelle l’importance de l’accès aux terres pour les femmes qui luttent contre l’agro-business, les agro techniques et pour la souveraineté alimentaire. Elle rappelle les violences multiples subies par les femmes dans ce contexte.

Une Française lit la déclaration que l’Assemblée des Femmes va envoyer aux Assemblées de convergence et des mouvements sociaux. Le réseau « Paris dynamique femmes » propose la création d’un réseau international de solidarité avec les femmes tunisiennes en lutte.

Il y a lieu de noter que la délégation des femmes et des syndicalistes algériens est retenue à la frontière depuis plusieurs jours et n’a pas pu participer au forum.

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