Une solution alimentaire face aux changements climatiques ?

, par  Mouvement Associatif des Petits Débrouillards

Le FSM est l’occasion de présenter des idées et des projets concernant, notamment, la lutte contre le changement climatique.

Le secteur agricole est le premier responsable de la production de gaz à effet de serre (25%) mais également le premier impacté par les inondations et les sécheresses (phénomènes de plus en plus fréquents provoqués par le réchauffement climatique). Il est donc indispensable d’impliquer les acteurs agricoles pour assurer la sécurité alimentaire et agir significativement sur le climat.

Dans cette problématique, le Secours Catholique - CARITAS a présenté un atelier sur les solutions alimentaires qui existent dans les pays en voie de développement, notamment au Pérou où le modèle d’agro-écologie mis en place est particulièrement prometteur.
Différentes espèces végétales composent ces milliers de cultures de moins d’un hectare, situées au cœur de l’Amazonie. Ces espaces cultivés permettent ainsi d’entretenir la forêt sauvage alentour, tout en constituant des strates végétales distinctes et enrichissant la biodiversité locale. Les engrais chimiques n’y sont pas utilisés et, malgré tout, ces petites parcelles produisent, proportionnellement, bien plus que les grandes exploitations monocultures. Les ouvriers agricoles alternent également entre culture et élevage, ainsi, ils peuvent nourrir leur famille et revendre le surplus sur le marché, s’assurant des revenus confortables et une bonne qualité de vie.
Ce modèle valorise les savoirs faire et techniques des populations indigènes relatifs au travail de la terre, aux échanges de semences et à la transmission intergénérationnelle des connaissances.
Tout ceci implique donc que la culture paysanne soit considérée comme un atout majeur, une réelle richesse dynamique et collective.

Pourtant, les effets du réchauffement climatique se font également sentir dans ce petit coin de paradis où pas moins de 7 inondations ont ravagées le territoire en 2014. Forts de leur expérience de la terre, les paysans péruviens pensent donc à éloigner leurs cultures des cours d’eau pour intégrer pleinement le paysage forestier, tout en gardant leur fonctionnement éco-responsable.

Souhaitons leurs bonne fortune !

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