L’action non violente, l’avenir de la mobilisation sociale ?

, par  Mouvement Associatif des Petits Débrouillards

Les cas de mobilisations non violentes, comme dernièrement à Sivens sont de plus en plus fréquents. Mais que sont ces actions en question ? Pourquoi ce type de mobilisation prend de plus en plus d’ampleur ? Décodage de la façon d’agir des activistes.

Nous sommes une vingtaine de personnes, de tous âges, toutes confessions, toutes origines. Nous nous sommes réunis pour parler de mobilisation non violente, dans le cadre du Forum Social Mondial 2015 qui a lieu cette année à l’Université de Tunis. Dans une salle de cours ou un amphi ? Non, bien trop formel ! Nous sommes dehors, par terre, assis en cercle et nous écoutons les différents intervenants nous expliquer en quoi consiste leurs actions.

Le but de ce type de mobilisation est de porter une idée, une revendication, mise en œuvre par une action simple mais percutante et de valoriser son poids politique tout en excluant tout type de violence. Un des intervenants donne l’exemple de leur action dans une banque, de laquelle ils ont retiré toutes les chaises ; celles-ci leur seront rendues à condition que la-dite banque redonne également l’argent envoyé discrètement dans les paradis fiscaux.
Bien sûr, cela comporte des risques. Physiques d’abord, car même si l’action elle-même est non violente, il n’est pas rare que les forces de l’autorité soient peu délicats pour débloquer la situation. Des risques juridiques également car il y a régulièrement des interpellations même si la plupart du temps les charges pesant sur les activistes ne justifient pas l’ouverture d’un dossier judiciaire car il n’y a rien de mieux de profiter des "zones floues" de la loi pour imaginer un type d’action. Enfin, il existe aussi des risques politiques, notamment dans le cas où l’action menée est mal interprété ou caricaturée. Pour éviter au maximum ces risques, chaque mobilisation est donc préparée en amont et discutée entre activistes.

Ce type de mobilisation s’est largement démocratisé ces dernières années et de plus en plus de monde participe aux différentes actions. Dans certains cas, même les petites contributions des passants (participation à des "climate games", partage de photos sur les réseaux sociaux) sont valorisés, faisant augmenter sensiblement le nombre d’activistes. Des sessions de formation à ce type de mobilisation ainsi que des nouvelles façons d’impliquer le grand public devraient se mettre en place prochainement, notamment pour l’occasion de la COP21 qui aura lieu à Paris en décembre. 2015.

Navigation

Suivez-nous

Sites favoris Tous les sites

0 sites référencés dans ce secteur