Le commerce du climat : la menace des accords libre échange et de l’Organisation Mondiale Commerce (OMC)

, par  Mouvement Associatif des Petits Débrouillards

Intervenant : AITEC (en collaboration avec Attac)

Les accords de libre-échanges sont contraires aux causes de la transition. Alors que de nombreux mouvements luttent séparément, comment les fédérer pour lutter plus efficacement ?

La COP21 se déroulera à Paris cette année. Par ailleurs, des accords de libre-échanges (Traité Transatlantique dit TAFTA) sont en cours de négociation. Ces deux dynamiques, promeut par les mêmes pays, sont pourtant en totale contradiction : la COP21 symbole de la transition vise à préserver le climat par des méthodes éthiques (notamment sur le commerce), alors que les accords de libre-échanges se focalisent uniquement sur les profits commerciaux. "Climat ou TAFTA, il faut choisir" (ATTAC).

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Différents mouvements citoyens luttent chacun de leur côté, contre ce traité pour des raisons économiques et sociales, d’une part, et en faveur de la transition pour des raisons écologiques, d’autre part.
Comment fédérer ces mouvements autour de la question de la transition pour lutter efficacement contre ce traité ?

Cinq causes communes :
Mécaniquement, l’intensification du commerce entre l’Amérique du Nord et l’Union Européenne, amplifie le transport et par conséquent accroît les émissions de gaz à effet de serre (11 millions de tonnes de GES à minima, ATTAC).
L’objectif stratégique des accords de libre-échanges est la libéralisation du commerce de l’énergie dans le but d’exploiter à plus large échelle des sources non-renouvelables (gaz de schiste et sables bitumineux).
Le mécanisme de règlement des différends entre les États et les grandes entreprises autorisent ces dernières à attaquer les États si elles estiment qu’une loi limite leurs profits (ex : dossier du le fracking au Québec).
L’ouverture des marchés publics à toutes les parties signataires de ces accords favorisera potentiellement une délocalisation du travail et augmentera ainsi les transports.

A chaque fois que des accords de ce type ont été signés, les réglementations les moins contraignantes d’une partie prenante deviennent la norme pour la totalité des parties.

En conclusion, ceux qui luttent contre les accords de libres échanges pourraient donc s’unir autour des questions de transitions afin de lutter ensemble et donc gagner en efficacité et force de frappe !

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