Moi, dans un hacklab ?

, par  Ritimo

Hier soir, j’apprends que débute aujourd’hui le hacklab proposé dans le cadre du Forum Mondial des Médias Libres (FMML). Intriguée par ces histoires de hackers, hacklabs, HackerSpaces et autres Fablab, c’est décidé, j’y vais ! Ce milieu est très éloigné des organisations associatives avec lesquelles je travaille, et je m’attend à un choc des cultures, mais ma motivation à comprendre de quoi il s’agit tient bon.

Avant de partir, je regarde rapidement la définition d’un hacklab afin de savoir dans quoi je m’engage : « Les hacklabs et hackerspaces sont des pièces ou édifices dédiés où les personnes intéressées par les technologies peuvent se retrouver pour socialiser, créer et partager leurs savoirs, et travailler sur leurs projets individuellement ou en groupe [1] »

Une fois dans une salle de l’ENIT, l’école d’ingénieur de l’université El Manar, je me retrouve au milieu d’une dizaine de hackeurs en herbe. Nous commençons par télécharger Arduino et brancher un petit boîtier sur nos ordinateurs. Arduino, c’est quoi ? Pour moi qui n’y connais rien en informatique, pas grand-chose à vrai dire, juste une page qui s’ouvre avec des rubriques proposant des lignes de codes pré enregistrées. Jusque là, je fais ce qu’on me demande sans trop savoir où je vais, mais Sakada, l’animateur de l’espace est disponible pour m’accompagner sur la technique.

Initiation au codage, c’est parti !

Les consignes de l’animateur commencent à s’accélérer : brancher une diode jaune puis une rouge sur le petit boîtier, leur demander de s’allumer à des rythmes différents grâce au code. Une fois la logique du code comprise, brancher une résistance puis un petit capteur sur un autre boîtier. Objectif : permettre au courant électrique de circuler correctement entre l’ordinateur et le boîtier avec de petits fils conducteurs d’électricité puis coder sur le logiciel pour provoquer un allumage automatique de la diode lorsque la luminosité de la pièce diminue. Coder pour créer un allumage automatique quand la nuit arrive, les multiples possibilités du code apparaissent enfin, et surtout, j’ai compris comment j’avais fait !

Brique internet, kesaco ?

Après l’activité codage, une dizaine de personnes nous ont rejoints pour une petite explication sur la protection des données sur internet. Nos données sont enregistrées par nos fournisseurs d’accès internet ainsi que par un grand nombre de sites propriétaires, comme skype, google, Facebook, etc. Pour empêcher ce fichage, il existe une Brique internet, indétectable par tous. Pour plus d’info sur la Brique : labriqueinter.net

L’atelier est fini, les deux heures sont passées tellement vite, Sakada me dit que je peux revenir dans la semaine [2] et qu’il doit effacer mes codes, c’est avec un petit pincement que j’acquiesce.

Une chose est sûre, mon premier Hacklab, c’est sans regret !

[1Maxigas, « Hacklabs et Hackersspaces : atelier partagé de mécanique », Collection passerelle Pour une information et un Internet libres : Journalistes indépendants, médias associatifs et hacktivistes s’engagent.

[2Les activités du hacklab se tiendront tous les matins de la semaine en salle 418 de l’ENSI, université Al Manar.

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