Sur la finitude du monde : entretien avec Geneviève Azam

, par  Politis

Toute société souhaite refaire le monde. « Aujourd’hui, il s’agirait non pas de le refaire mais de le sauver » pense Géneviève Azam, économiste à l’université de Toulouse et membre d’ATTAC France.

La société actuelle fonctionne sur la rentabilité à court terme des entreprises. Pour réaliser le maximum de bénéfices, celles-ci doivent penser leur développement au présent et non au futur. Les conséquences de ce type de raisonnements peuvent être catastrophiques. Le réchauffement climatique en est l’exemple le plus flagrant. Si les technologies alternatives, moins polluantes, ne sont pas rentables immédiatement, elles sont renvoyées aux calendes grecques alors que, d’un autre côté, le nucléaire monopolise le marché même si le retraitement des déchets radioactifs n’est pas prêt d’aboutir. La protection de nos écosystèmes ne semble pas s’inscrire dans le plan des puissants.

Le système de concurrence et de compétitivité transforme aussi le sens même du savoir. Dans la société dite de la connaissance, le savoir devient une marchandise, un investissement nécessaire qui permet de maximiser ses profits. Le « court-termisme » qui en résulte, relayé par l’idéologie scientiste, contribue à la perte du savoir. Une population moins savante devient vulnérable car elle ne peut faire face aux menaces extérieures. Souvenez-vous des habitants de l’île de Pâques. (...)

Voir en ligne : la suite sur Politis.fr

Navigation

Suivez-nous

Sites favoris Tous les sites

0 sites référencés dans ce secteur